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Augmentation de loyer : que peut faire Catherine devant le TAL ?

Au Québec, lorsqu’un propriétaire envoie un avis de modification du bail (qui inclut souvent une hausse de loyer), le ou la locataire dispose généralement de 30 jours pour répondre. Refuser…

Au Québec, lorsqu’un propriétaire envoie un avis de modification du bail (qui inclut souvent une hausse de loyer), le ou la locataire dispose généralement de 30 jours pour répondre. Refuser la hausse n’oblige pas à quitter le logement. Si les parties ne s’entendent pas, le Tribunal administratif du logement (TAL) peut être saisi pour fixer le loyer selon une méthode de calcul officielle.


Catherine vit dans son trois et demi de Verdun depuis six ans. Elle aime son quartier, connaît la boulangère du coin et arrose les plantes de sa voisine quand elle part en vacances. Son loyer, ajusté chaque année, est resté raisonnable. Jusqu’à cet hiver.

À la fin février, en ouvrant son courrier, elle trouve un avis de son propriétaire. Son loyer passera de 1 050 $ à 1 175 $ par mois, une hausse de près de 12 %, à compter du 1er juillet. La lettre précise qu’« en raison des hausses de taxes et de dépenses », l’augmentation est « non négociable ». Catherine relit. Puis recommence. Et sent monter une bouffée de panique.

Doit-elle déménager ? Accepter ? Riposter ? Elle ouvre son ordinateur et constate, en quelques recherches, qu’au Québec, les choses sont peut-être moins simples que ce que la lettre laisse entendre.

Le délai de 30 jours pour répondre

Au Québec, lorsqu’un propriétaire envoie un avis de modification du bail (qui inclut une augmentation de loyer), le locataire dispose généralement de 30 jours, à compter de la réception de l’avis, pour répondre. Trois options s’offrent à lui : accepter l’augmentation, refuser l’augmentation tout en restant dans le logement, ou refuser et quitter à la fin du bail.

Le détail qui surprend souvent : refuser une augmentation ne signifie pas être expulsé. Si le locataire répond par écrit dans le délai prévu qu’il refuse la modification mais souhaite renouveler son bail, le propriétaire doit alors, s’il maintient sa demande, déposer un recours devant le Tribunal administratif du logement (TAL) pour faire fixer le loyer.

Le rôle du TAL

Le Tribunal administratif du logement examine ensuite la situation à la lumière de critères précis : taxes municipales et scolaires, primes d’assurance, dépenses d’exploitation, travaux majeurs, revenus de l’immeuble. Il existe une méthode de calcul officielle qui encadre les ajustements. La hausse demandée ne s’applique donc pas automatiquement.

Dans bien des cas, l’augmentation finale autorisée est nettement inférieure à celle réclamée au départ. Dans d’autres, les parties s’entendent avant l’audience. L’important, c’est que le locataire ait répondu dans les délais. Sans réponse, le silence peut équivaloir à une acceptation tacite.

Préparer son dossier

Pour Catherine, refuser n’est pas un acte de défi. C’est une façon de demander que la hausse soit examinée selon les règles. Elle prépare une lettre claire, conserve une preuve d’envoi, garde une copie de son bail et de tous les avis reçus. Si la cause se rend au TAL, ces documents seront précieux.

Beaucoup de locataires hésitent à entamer cette démarche, par peur de représailles ou par manque d’information. Pourtant, le cadre légal québécois est conçu pour protéger la stabilité résidentielle et éviter les hausses arbitraires.

Points clés à retenir
  • Un avis de modification du bail (incluant une hausse de loyer) doit respecter les délais prévus par la loi.
  • Le ou la locataire dispose généralement de 30 jours, à compter de la réception, pour répondre par écrit.
  • Refuser la hausse n’oblige pas à quitter le logement : le locataire peut rester et faire fixer le loyer par le TAL.
  • L’absence de réponse dans le délai peut être interprétée comme une acceptation tacite.
  • Le TAL fixe le loyer selon une méthode de calcul officielle (taxes, assurances, dépenses, revenus de l’immeuble).
L’accompagnement Neolegal en droit du logement

Le service en droit du logement de Neolegal accompagne les locataires (et les propriétaires) à toutes les étapes : analyse du bail, rédaction de la réponse au propriétaire, et préparation du dossier pour le TAL. Un coût fixe, un avocat dédié, un calendrier clair, pour éviter que la peur du processus ne devienne, à elle seule, une raison de céder.

Pour Catherine, savoir qu’elle pouvait refuser sans déménager a changé sa lecture de la lettre reçue en février. Elle n’a pas encore obtenu de décision, mais elle a retrouvé une chose précieuse : la possibilité de répondre, plutôt que de simplement subir.


FAQ

Quel est le délai pour refuser une hausse de loyer au Québec ? Le ou la locataire dispose généralement de 30 jours, à compter de la réception de l’avis de modification du bail, pour répondre par écrit au propriétaire.

Un locataire peut-il refuser une hausse de loyer et rester dans son logement ? Oui. Au Québec, un locataire qui refuse une modification mais souhaite renouveler son bail peut le faire par écrit dans le délai prévu. Si le propriétaire maintient sa demande, il doit s’adresser au TAL.

Qu’est-ce que le Tribunal administratif du logement (TAL) ? C’est le tribunal québécois qui tranche les litiges entre locataires et propriétaires. Il applique notamment une méthode de calcul officielle pour fixer les hausses de loyer contestées.

Quels critères le TAL utilise-t-il pour fixer le loyer ? Le tribunal considère plusieurs facteurs, dont les taxes municipales et scolaires, les primes d’assurance, les dépenses d’exploitation, les travaux majeurs et les revenus de l’immeuble.

Que se passe-t-il si le locataire ne répond pas à l’avis ? L’absence de réponse dans le délai prévu peut être interprétée comme une acceptation tacite de la modification proposée.

Faut-il un avocat pour se présenter au TAL ? Non. Les locataires peuvent se représenter eux-mêmes. Plusieurs choisissent toutefois de se faire accompagner pour préparer leur dossier ou être représentés à l’audience.

Quel est le délai pour qu’un propriétaire envoie un avis de hausse ? Pour un bail d’une durée d’un an ou plus, l’avis doit généralement être donné entre 3 et 6 mois avant la fin du bail. D’autres règles s’appliquent aux baux plus courts ou à durée indéterminée.

Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Les délais, les recours et les calculs varient selon les circonstances ; pour une analyse adaptée à votre dossier, consultez un avocat membre du Barreau du Québec.

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Mise en demeure et chantier qui s’éternise : l’histoire de Hugo et Émilie

La mise en demeure est une lettre formelle adressée à une personne ou à une entreprise pour lui demander d’exécuter une obligation (par exemple, terminer des travaux, rembourser une somme…

La mise en demeure est une lettre formelle adressée à une personne ou à une entreprise pour lui demander d’exécuter une obligation (par exemple, terminer des travaux, rembourser une somme ou livrer un bien) dans un délai raisonnable. Au Québec, elle est souvent un préalable utile, et parfois requis, avant un recours judiciaire. Bien rédigée, elle débloque fréquemment le différend sans qu’il soit nécessaire d’aller plus loin.


Hugo et Émilie ont signé leur contrat de rénovation en juillet dernier. Un beau projet : transformer leur sous-sol humide en salle familiale, avec un coin lecture pour leur fille et un bureau pour le télétravail d’Émilie. L’entrepreneur, recommandé par un ami, leur promet la livraison « bien avant Noël ». Ils versent 40 % à la signature, comme convenu.

On est maintenant en mai. Les murs sont à moitié peinturés, le plancher n’a jamais été installé et l’éclairage ne fonctionne qu’à moitié. L’entrepreneur a cessé de répondre aux courriels il y a six semaines. Les appels téléphoniques tombent dans la boîte vocale. Hugo n’en peut plus de voir des outils traîner dans son salon, et Émilie commence à craindre que l’argent versé soit perdu pour de bon.

Ils se demandent par où commencer. Engager un autre entrepreneur ? Aller en cour ? Publier un avis sur les réseaux sociaux ? Tout ça paraît démesuré, ou trop incertain. C’est en parlant avec un voisin qu’ils entendent parler pour la première fois du concept de mise en demeure.

Qu’est-ce qu’une mise en demeure, au juste ?

La mise en demeure est une lettre formelle adressée à une personne ou à une entreprise pour lui demander d’exécuter une obligation dans un délai raisonnable. Cette obligation peut prendre plusieurs formes : terminer des travaux, rembourser un montant, livrer un bien ou cesser une pratique. La lettre joue plusieurs rôles à la fois. Elle constate officiellement le manquement, fixe un délai pour y remédier et prépare le terrain en vue d’une procédure judiciaire éventuelle.

Ce n’est pas une menace en l’air. Une mise en demeure bien rédigée précise les faits, les obligations contractuelles qui n’ont pas été respectées, la solution demandée et la date butoir. Beaucoup de différends se règlent à cette étape, tout simplement parce que la lettre montre que la personne lésée connaît ses droits et qu’elle est prête à aller plus loin si nécessaire.

Pourquoi sa rédaction compte

Une lettre mal rédigée peut affaiblir le dossier : trop vague, trop agressive, ou contenant des demandes mal fondées. À l’inverse, une mise en demeure préparée par un avocat permet d’éviter ces pièges, de citer les bons articles du Code civil du Québec et, surtout, de garder un ton ferme mais professionnel. Devant un tribunal, le sérieux et la clarté de la mise en demeure peuvent influencer la suite des choses.

Pour Hugo et Émilie, cette étape leur permet aussi de mettre noir sur blanc tout ce qui s’est passé : les engagements pris, les sommes versées, les délais ratés. Une chronologie écrite, calmement, à un moment où l’émotion menace de prendre toute la place.

Comment envoyer une mise en demeure pour conserver une preuve ?

Au Québec, plusieurs modes d’envoi sont couramment utilisés pour pouvoir prouver l’expédition et la réception : le courrier recommandé avec accusé de réception, la signification par huissier de justice, et certaines plateformes de courriel certifié reconnues. Le choix dépend souvent de l’urgence, du montant en jeu et de la suite envisagée.

Points clés à retenir

  • La mise en demeure n’est pas une simple menace : c’est un document qui constate un manquement, fixe un délai et prépare la suite.
  • Elle peut viser plusieurs situations : travaux non terminés, services non rendus, dette impayée, bien non livré, et autres.
  • Dans plusieurs cas, le Code civil du Québec prévoit qu’une mise en demeure est requise avant l’exercice d’un recours.
  • Une rédaction par un avocat permet de citer les bonnes dispositions et d’éviter les pièges de forme.
  • Une preuve d’envoi (courrier recommandé, huissier, courriel certifié) est généralement recommandée.

Le service de mise en demeure de Neolegal

Chez Neolegal, la rédaction d’une mise en demeure est l’un des services les plus demandés par les particuliers. Un avocat analyse votre situation, rédige une lettre adaptée à votre dossier et l’envoie en votre nom, souvent en quelques jours, à un coût fixe annoncé d’avance. Que ce soit pour un chantier inachevé, un appareil défectueux, un service jamais rendu ou une dette impayée, l’objectif reste le même : transformer une impasse en mouvement.

Pour Hugo et Émilie, recevoir le suivi de leur mise en demeure n’a pas effacé les mois de frustration. Mais cela leur a redonné un sentiment qu’ils avaient perdu : celui d’avoir une démarche claire, calme et professionnelle à opposer au silence de leur entrepreneur.


FAQ

Qu’est-ce qu’une mise en demeure au Québec ? Il s’agit d’une lettre formelle qui demande à une personne ou à une entreprise d’exécuter une obligation dans un délai raisonnable. Elle peut viser, par exemple, la livraison d’un bien, le remboursement d’une somme ou l’achèvement de travaux.

Une mise en demeure est-elle obligatoire avant d’aller en cour au Québec ? Dans plusieurs situations, le Code civil du Québec prévoit qu’une mise en demeure est requise avant qu’un recours soit exercé. Dans d’autres cas, elle reste fortement recommandée pour démontrer la bonne foi et établir une chronologie claire.

Combien de temps faut-il donner dans une mise en demeure ? Le délai doit être « raisonnable », ce qui varie selon la nature de l’obligation et l’urgence. Dans le cas de travaux ou d’un remboursement, on observe souvent des délais de 10 à 30 jours.

Quelles informations doit contenir une mise en demeure ? On y retrouve généralement l’identité des parties, les faits, les obligations qui n’ont pas été respectées, la solution demandée, le délai accordé et l’avertissement qu’à défaut, des recours pourront être envisagés.

Comment envoyer une mise en demeure pour qu’une preuve soit conservée ? Les modes les plus courants sont le courrier recommandé avec accusé de réception, la signification par huissier de justice et certaines plateformes de courriel certifié reconnues. L’objectif est de pouvoir prouver à la fois l’envoi et la réception.

Combien coûte une mise en demeure préparée par un avocat ? Le coût varie selon la complexité du dossier. Plusieurs cabinets, dont Neolegal, offrent ce service à un forfait fixe annoncé d’avance.

Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Chaque situation a ses particularités ; pour une analyse adaptée à votre dossier, consultez un avocat membre du Barreau du Québec.

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Troubles de voisinage au Québec : à quel moment passer à l’action?

Bruits répétés, comportements dérangeants, conflits qui s’installent… Voici comment reconnaître le moment où un simple irritant devient un problème qu’il faut encadrer. L’histoire qu’on entend (trop) souvent Au début, on…

Bruits répétés, comportements dérangeants, conflits qui s’installent… Voici comment reconnaître le moment où un simple irritant devient un problème qu’il faut encadrer.

L’histoire qu’on entend (trop) souvent

Au début, on laisse passer. Un bruit tard le soir, un geste déplacé, une situation ponctuelle. Rien de majeur, on se dit que ça va se replacer.

Puis ça se répète. Une fois par semaine, puis deux, puis trois. Et à force, ça prend beaucoup plus de place qu’on l’aurait imaginé : sommeil perturbé, stress, climat tendu chaque fois qu’on croise le voisin dans le corridor ou sur la rue.

Dans ce genre de situation, la vraie difficulté n’est pas tant de réagir, mais de savoir à quel moment réagir, et comment le faire sans envenimer les choses.

Ce qui distingue un irritant d’un vrai problème

Plusieurs éléments peuvent aider à évaluer si une situation a franchi le seuil du tolérable :

  • la fréquence des événements (ponctuel ou récurrent?);
  • l’intensité (un party occasionnel vs. de la musique forte chaque soir);
  • l’impact concret sur le quotidien (sommeil, télétravail, santé, vie de famille);
  • le caractère raisonnable de la situation au regard de la vie en collectivité.

Au Québec, la notion d’« inconvénients normaux du voisinage » existe : on accepte un certain niveau de bruit et d’inconfort lorsqu’on vit en collectivité. Mais dès que ces inconvénients deviennent excessifs, répétés ou anormaux, ils peuvent justifier une intervention.

Les premières démarches à envisager

Avant d’envisager une démarche plus formelle, certaines étapes simples sont souvent recommandées :

  • en discuter directement avec la personne concernée, calmement;
  • expliquer l’impact concret sur votre quotidien (et non pas seulement votre frustration);
  • proposer une solution ou une plage horaire raisonnable;
  • conserver une trace des événements (journal des incidents, dates, heures, durée, témoins).

Ces démarches permettent, dans bien des cas, de désamorcer la situation sans avoir à aller plus loin. Et même si ça ne fonctionne pas, vous aurez déjà constitué un dossier solide.

Quand la situation doit être clarifiée par écrit

Si les échanges informels ne mènent à rien, passer à l’écrit devient souvent une étape utile. Une lettre, ou au besoin une mise en demeure, permet de :

  • fixer des limites claires sur le comportement attendu;
  • éviter les malentendus sur ce qui a été demandé;
  • encadrer la situation pour la suite;
  • préserver vos recours si le problème devait s’aggraver.

Plusieurs clients de Neolegal font préparer leur mise en demeure à forfait par un avocat, ce qui ajoute un poids significatif au document et démontre votre sérieux.

Et si la situation continue malgré tout

Lorsque rien ne s’améliore, différentes options peuvent être envisagées selon le contexte : démarche auprès du syndicat de copropriété ou du propriétaire, plainte municipale liée aux règlements de nuisance, recours civils, etc. L’important est d’agir pendant que la situation est encore claire et documentée, puisque plus on attend, plus c’est difficile de reconstituer la chronologie des événements.

Questions fréquentes

Quels types de bruit peuvent être considérés comme problématiques?

Cela dépend de plusieurs facteurs, notamment de la nature, de la fréquence et de l’intensité du bruit, ainsi que des règlements applicables dans la municipalité ou l’immeuble concerné. Chaque situation s’évalue au cas par cas, et il peut être utile d’en discuter avec un professionnel pour mieux comprendre votre contexte.

Est-il préférable de parler au voisin avant d’entreprendre d’autres démarches?

Une discussion préalable est souvent perçue comme un geste de bonne foi et peut, dans bien des cas, contribuer à apaiser la situation. Selon les circonstances, elle peut aussi influencer la suite des choses.

Tenir un journal des incidents est-il utile?

Conserver une trace écrite des événements (dates, heures, durées, descriptions, témoins) peut généralement aider à mieux comprendre l’évolution d’une situation. La valeur de ce type de document dépend toutefois de plusieurs facteurs propres à chaque dossier.

Le propriétaire d’un voisin locataire peut-il être impliqué?

Selon les circonstances, certaines démarches peuvent inclure d’autres parties, comme un propriétaire ou un syndicat de copropriété. Comme chaque situation est différente, il peut être utile de consulter un professionnel pour évaluer la meilleure marche à suivre.

En résumé

Un trouble de voisinage commence rarement de façon spectaculaire : c’est généralement une accumulation. Documenter tôt, discuter calmement, formaliser au besoin : ces gestes simples permettent souvent de retrouver la tranquillité sans escalade.

Cette situation vous parle, à vous ou à un proche ? Nous sommes là pour vous accompagner.

Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Chaque situation étant unique, il est recommandé de consulter un professionnel du droit pour obtenir un accompagnement adapté à votre dossier.

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Entente verbale après une séparation : que faire quand les versions ne concordent plus?

Garde des enfants, pension, partage des biens… Beaucoup d’ex-conjoints s’entendent verbalement après une rupture. Voici ce qui peut être fait quand cette entente commence à craquer. L’histoire qu’on entend (trop)…

Garde des enfants, pension, partage des biens… Beaucoup d’ex-conjoints s’entendent verbalement après une rupture. Voici ce qui peut être fait quand cette entente commence à craquer.

L’histoire qu’on entend (trop) souvent

Au moment de la séparation, tout semblait clair. On s’était parlé, on s’était entendus : l’un garde les enfants une semaine sur deux, l’autre verse un montant chaque mois, et on règle le reste « entre adultes ».

Pendant un temps, ça fonctionne. Puis vient l’école, le déménagement, le nouveau conjoint, un changement d’emploi… et soudain, chacun se souvient de l’entente à sa façon.

Ce n’est pas nécessairement de la mauvaise foi. C’est souvent simplement le fait que ce qui n’a jamais été clairement précisé devient impossible à interpréter, surtout dans un contexte familial où les émotions se mêlent à la logistique.

Pourquoi les ententes informelles en matière familiale finissent par déraper

Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi une entente qui semblait simple au moment de la rupture devient un casse-tête quelques mois ou quelques années plus tard :

  • certains éléments n’ont jamais été explicitement abordés (vacances, congés scolaires, frais extracurriculaires, choix d’école);
  • la vie a évolué : nouvel emploi, déménagement, nouveau conjoint, nouvel enfant;
  • les besoins des enfants ont changé avec l’âge;
  • chacun a retenu, naturellement, ce qui convenait le mieux à sa réalité.

Ces situations sont parmi les plus fréquentes en droit de la famille au Québec.

Ce qui compte vraiment quand les versions s’opposent

Quand deux ex-conjoints n’ont plus la même lecture de l’entente, certains éléments peuvent aider à y voir clair :

  • ce qui a été clairement convenu (de préférence devant témoin ou par écrit);
  • ce qui a été documenté : textos, courriels, calendriers partagés, virements bancaires récurrents;
  • ce qui peut être démontré par les habitudes mises en place depuis la séparation.

Même les échanges les plus banals, un texto qui confirme un horaire, un virement Interac avec une mention claire, peuvent avoir leur importance.

Clarifier d’abord, sans nécessairement judiciariser

Avant d’envisager des démarches devant les tribunaux, il est souvent possible de désamorcer la situation :

  • reformuler l’entente par écrit, point par point;
  • valider la compréhension de l’autre parent ou ex-conjoint;
  • cibler précisément les éléments qui posent problème (horaire, frais, communication);
  • envisager au besoin la médiation familiale ou une courte consultation avec un avocat pour structurer la discussion.

Chez Neolegal, plusieurs ex-conjoints utilisent justement la consultation ponctuelle pour clarifier leurs options avant de relancer l’autre partie. Cette étape suffit, dans bien des cas, à rétablir un terrain d’entente, surtout quand les enfants sont en jeu.

Quand vient le temps de formaliser

Si les écarts persistent, ou si l’entente verbale ne tient tout simplement plus la route, mettre les choses par écrit dans une convention claire permet de prévenir bien des conflits futurs.

Une entente structurée en matière familiale peut, entre autres :

  • préciser les modalités de garde et le calendrier;
  • fixer le montant et les modalités de la pension alimentaire;
  • prévoir le partage des frais particuliers (école, sport, soins);
  • établir un mode de communication entre les parents;
  • prévoir ce qui se passe si la situation change.

C’est précisément le type de document qu’un avocat de Neolegal peut rédiger ou réviser à forfait, sans rendez-vous interminable.

Questions fréquentes

Une entente verbale entre ex-conjoints est-elle valide au Québec?

Une entente verbale peut avoir une valeur, mais elle est beaucoup plus difficile à faire respecter qu’une entente écrite, surtout en matière familiale où les enjeux évoluent dans le temps.

Les textos entre parents séparés peuvent-ils servir de preuve?

Oui. Les textos, courriels et calendriers partagés peuvent constituer des éléments utiles pour démontrer ce qui était convenu ou pratiqué.

Faut-il aller devant le tribunal pour modifier une entente?

Ça dépend. Si l’entente initiale n’a jamais été homologuée par le tribunal, les parties peuvent généralement la modifier à l’amiable, avec ou sans l’aide d’un avocat ou d’un médiateur. En revanche, si l’entente a été homologuée ou si la pension a été fixée par jugement, une modification officielle doit passer par le tribunal, même quand les deux parties sont d’accord.

Une entente écrite peut-elle être homologuée?

Oui, dans plusieurs cas, une entente écrite peut être présentée au tribunal pour être homologuée, ce qui lui donne la même force qu’un jugement.

En résumé

Après une séparation, les ententes verbales tiennent souvent au début, puis craquent quand la vie évolue. Clarifier par écrit, médier au besoin, et formaliser dans une convention claire sont souvent les meilleurs moyens de préserver la paix familiale et de protéger les enfants.

Cette situation vous parle, à vous ou à un proche ? Nous sommes là pour vous accompagner.


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Entrepreneur qui ne revient pas finir les travaux : que faire au Québec?

Travaux inachevés, silence radio, promesses non tenues… Voici comment reprendre le contrôle de la situation, étape par étape. L’histoire qu’on entend (trop) souvent Au départ, tout semblait simple. Les travaux…

Travaux inachevés, silence radio, promesses non tenues… Voici comment reprendre le contrôle de la situation, étape par étape.

L’histoire qu’on entend (trop) souvent

Au départ, tout semblait simple. Les travaux avançaient bien, et on s’était entendus sur la suite : il devait revenir finir le travail. Puis les jours ont passé. Sans date claire, sans confirmation, sans retour.

Dans ce genre de situation, la vraie question n’est pas seulement de savoir s’il va revenir, mais surtout ce que vous pouvez faire dès maintenant pour faire avancer les choses.

Pourquoi une entente informelle finit souvent par poser problème

Beaucoup de chantiers résidentiels au Québec démarrent sur une poignée de main, un texto ou un courriel rapide. Tant que tout avance, ça paraît suffisant.

Le problème survient quand une partie des travaux reste à compléter et qu’il n’y a :

  • aucun échéancier écrit;
  • aucune description précise du travail restant;
  • aucun mode de communication convenu.

Ce qui semblait évident au début devient flou, et chacun garde sa propre version des faits.

Les premières démarches à envisager

Avant d’envisager une démarche plus formelle, quelques gestes simples peuvent débloquer la situation :

  • Reprendre contact par écrit (texto ou courriel), pour conserver une trace.
  • Préciser noir sur blanc ce qui reste à faire.
  • Proposer un délai raisonnable pour la reprise des travaux.
  • Documenter l’état actuel du chantier avec des photos datées.

Garder une trace des échanges peut faire une grande différence si la situation devait s’envenimer plus tard.

À quel moment passer à une démarche formelle?

Lorsque les relances restent sans réponse, ou que les promesses ne se concrétisent pas, il peut être temps de formaliser la demande par écrit.

Une mise en demeure est une lettre officielle qui permet, entre autres, de :

  • clarifier vos attentes;
  • fixer un délai d’exécution;
  • créer un point de référence commun;
  • préserver vos recours pour la suite.

C’est souvent à cette étape que la situation se débloque, simplement parce que la démarche envoie un signal clair : vous prenez le dossier au sérieux.

Chez Neolegal, un avocat peut préparer votre mise en demeure à prix fixe, sans rendez-vous compliqué ni démarches interminables.

Et si rien ne bouge malgré la mise en demeure?

Si la situation demeure inchangée, d’autres options peuvent être envisagées selon la nature du litige et les montants en jeu.

Dans tous les cas, plus la situation est clarifiée tôt, plus il est généralement simple d’agir efficacement.

Questions fréquentes

Suis-je obligé d’envoyer une mise en demeure avant de poursuivre?

Ce n’est pas toujours obligatoire, mais c’est fortement recommandé. Une mise en demeure démontre votre bonne foi et constitue souvent une étape attendue par les tribunaux.

Combien de temps doit-on laisser à l’entrepreneur pour répondre?

Le délai varie selon la situation, mais un délai raisonnable (10 jours) est généralement accordé.

Est-ce que les échanges par texto comptent comme preuve?

Oui. Les textos, courriels et photos datées peuvent constituer des éléments de preuve utiles.

En résumé

Quand un entrepreneur ne revient pas finir les travaux, vous n’êtes pas sans recours. Documenter, communiquer par écrit et, au besoin, envoyer une mise en demeure sont souvent les premiers pas concrets vers une résolution.

Cette situation vous parle, à vous ou à un proche ? Nous sommes là pour vous accompagner.


Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Chaque situation étant unique, il est recommandé de consulter un professionnel du droit pour obtenir un accompagnement adapté à votre dossier.

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Ça ne fonctionne plus comme avant

Pendant longtemps, l’organisation semblait naturelle. Les horaires, les routines, les responsabilités… chacun avait sa façon de faire, et tout s’emboîtait assez bien. Puis, avec le temps, les choses ont commencé…

Pendant longtemps, l’organisation semblait naturelle. Les horaires, les routines, les responsabilités… chacun avait sa façon de faire, et tout s’emboîtait assez bien.

Puis, avec le temps, les choses ont commencé à changer. Les disponibilités ne sont plus les mêmes, les besoins évoluent, et ce qui fonctionnait avant demande plus d’ajustements.

Au début, on s’adapte. On trouve des solutions au jour le jour, sans trop y penser. Puis, à un moment, la question se pose autrement.

Est-ce que l’entente actuelle correspond encore à la réalité?

Ce type de situation peut soulever une question simple : que se passe-t-il lorsque les modalités de garde, les responsabilités ou l’organisation familiale ne correspondent plus à la réalité?

Selon les circonstances, plusieurs éléments peuvent entrer en jeu, notamment les arrangements existants, les besoins des enfants, les responsabilités de chacun et la façon dont l’entente a été établie au départ.

Ce n’est pas toujours évident de savoir à partir de quand une situation mérite d’être revue.

Revenir à ce qui avait été convenu peut parfois aider à mieux comprendre ce qui a changé.

Dans certains cas, obtenir des informations juridiques peut aussi permettre d’y voir plus clair.

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Les travaux d’à côté

Depuis quelque temps, il y avait des travaux dans l’immeuble voisin. Au début, ce n’était qu’un peu de bruit, rien d’inhabituel pour ce genre de situation. Puis, au fil des…

Depuis quelque temps, il y avait des travaux dans l’immeuble voisin. Au début, ce n’était qu’un peu de bruit, rien d’inhabituel pour ce genre de situation.

Puis, au fil des jours, certaines choses ont commencé à se faire remarquer. Des vibrations un peu plus fortes, de nouvelles fissures, des détails qui n’étaient pas là avant.

Sur le moment, je me suis demandé si c’était normal. Peut-être que ça fait partie des travaux, ou peut-être que ce n’était pas lié du tout. Mais la question est restée.

Je me suis rendu compte que je ne savais pas vraiment où s’arrêtait la responsabilité de chacun dans ce type de situation, ni comment savoir si ce que je constatais pouvait être lié aux travaux en cours.

Ce type de situation peut soulever une question simple : que se passe-t-il lorsque des travaux chez un voisin semblent causer des dommages?

Selon les circonstances, plusieurs éléments peuvent entrer en jeu, notamment la nature des travaux, l’origine du dommage, les autorisations obtenues et les responsabilités de chacun.

Ce n’est pas toujours évident de savoir si ce qu’on constate fait partie des risques normaux de travaux, ou si cela aurait dû être anticipé ou évité.

Revenir aux échanges, aux avis reçus ou aux documents liés aux travaux peut parfois aider à mieux comprendre ce qui s’est passé.

Dans certains cas, obtenir des informations juridiques peut aussi permettre d’y voir plus clair.

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En reprenant le volant

Je venais d’acheter la voiture, et au départ, tout semblait normal. Les premiers trajets se sont faits sans que rien ne m’interpelle. On s’habitue vite à un nouveau véhicule, à…

Je venais d’acheter la voiture, et au départ, tout semblait normal. Les premiers trajets se sont faits sans que rien ne m’interpelle. On s’habitue vite à un nouveau véhicule, à sa conduite, à ses bruits, à ses petites particularités.

Puis, avec le temps, certains détails ont commencé à attirer mon attention. Un bruit inhabituel, une sensation différente au volant, des éléments qui ne correspondaient pas tout à fait à ce que j’avais compris au moment de l’achat.

Sur le coup, je me suis demandé si c’était simplement de l’usure normale ou quelque chose qui aurait dû être mentionné avant la vente. La question n’était pas urgente, mais elle revenait.

Je me suis rendu compte que je ne savais pas vraiment où se situait la limite entre ce qui est attendu lorsqu’on achète un véhicule d’occasion et ce qui aurait dû être signalé.

Ce type de situation peut soulever une question simple : que se passe-t-il lorsqu’un véhicule acheté d’occasion ne correspond pas à ce qui avait été présenté?

Selon les circonstances, plusieurs éléments peuvent entrer en jeu, notamment les informations transmises lors de la vente, les déclarations faites sur l’état du véhicule, les documents remis et les échanges entre les parties.

Ce n’est pas toujours évident de savoir si ce qu’on découvre après coup relève de l’usure normale ou d’un élément qui aurait dû être porté à l’attention de l’acheteur.

Revenir à ce qui avait été dit ou fourni au moment de l’achat peut parfois aider à mieux comprendre la situation.

Dans certains cas, obtenir des informations juridiques peut aussi permettre d’y voir plus clair.

Cette situation vous parle, à vous ou à un proche ? Nous sommes là pour vous accompagner.

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En parlant de la maison…

Je venais juste d’acheter la maison, et on en parlait comme on le fait après un projet comme ça. Les pièces, les travaux, tout ce qu’on imaginait pour la suite….

Je venais juste d’acheter la maison, et on en parlait comme on le fait après un projet comme ça. Les pièces, les travaux, tout ce qu’on imaginait pour la suite.

La conversation a un peu dérivé, sans qu’on s’en rende compte. On s’est mis à parler de plus long terme, du fait d’y rester longtemps, de vieillir là.

Puis, presque en passant, mon ami m’a demandé : « Attends… est-ce que tu as un testament? »

Je ne m’y attendais pas. Sur le moment, j’ai répondu rapidement, comme si la question ne s’appliquait pas vraiment à la situation.

Mais après, elle est restée. Pas de façon urgente, juste assez pour que j’y repense.

Je me suis rendu compte que je n’avais jamais vraiment pris le temps d’y réfléchir.

Ce type de situation peut soulever une question simple : que se passe-t-il lorsqu’on n’a pas de testament en place?

Selon les circonstances, plusieurs éléments peuvent entrer en jeu, notamment la situation personnelle, les biens en cause et les volontés de chacun.

Ce n’est pas toujours une question qu’on se pose au bon moment. Parfois, elle arrive un peu à côté.

Comprendre les éléments en cause peut parfois aider à mieux situer ce qui est en place, ou non.

Dans certains cas, obtenir des informations juridiques peut aussi permettre d’y voir plus clair.

Cette situation vous parle, à vous ou à un proche ? Nous sommes là pour vous accompagner.

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Je vais juste payer

Ça me tourne un peu trop dans la tête depuis que j’ai reçu le constat. Ce n’est pas énorme, juste une infraction pour excès de vitesse, quelques points, un montant…

Ça me tourne un peu trop dans la tête depuis que j’ai reçu le constat. Ce n’est pas énorme, juste une infraction pour excès de vitesse, quelques points, un montant à payer.

Je me dis que le plus simple serait de régler ça tout de suite et de passer à autre chose. Que ça ne vaut pas la peine d’y consacrer plus de temps, que je ferai simplement plus attention la prochaine fois.

Puis je me demande si ça change quelque chose. Pas juste le montant, mais le reste.

Je reviens à la même idée. Payer, et ne plus y penser. Mais la question reste.

Ce type de situation peut soulever une question simple : que se passe-t-il lorsqu’on décide de payer un constat d’infraction pour excès de vitesse?

Selon les circonstances, plusieurs éléments peuvent entrer en jeu, notamment les points associés, le dossier de conduite et certaines conséquences qui ne sont pas toujours immédiates.

Ce n’est pas toujours une décision qu’on prend en une seule fois.

Comprendre les éléments en cause peut parfois aider à mieux situer les effets possibles.

Dans certains cas, obtenir des informations juridiques peut aussi permettre d’y voir plus clair.

Cette situation vous parle, à vous ou à un proche ? Nous sommes là pour vous accompagner.

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