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Catégorie : Droit Civil

Augmentation de loyer salée : que peut faire Catherine devant le TAL ?

Au Québec, lorsqu’un propriétaire envoie un avis de modification du bail (qui inclut souvent une hausse de loyer), le ou la locataire dispose généralement de 30 jours pour répondre. Refuser…

Au Québec, lorsqu’un propriétaire envoie un avis de modification du bail (qui inclut souvent une hausse de loyer), le ou la locataire dispose généralement de 30 jours pour répondre. Refuser la hausse n’oblige pas à quitter le logement. Si les parties ne s’entendent pas, le Tribunal administratif du logement (TAL) peut être saisi pour fixer le loyer selon une méthode de calcul officielle.


Catherine vit dans son trois et demi de Verdun depuis six ans. Elle aime son quartier, connaît la boulangère du coin et arrose les plantes de sa voisine quand elle part en vacances. Son loyer, ajusté chaque année, est resté raisonnable. Jusqu’à cet hiver.

À la fin février, en ouvrant son courrier, elle trouve un avis de son propriétaire. Son loyer passera de 1 050 $ à 1 175 $ par mois, une hausse de près de 12 %, à compter du 1er juillet. La lettre précise qu’« en raison des hausses de taxes et de dépenses », l’augmentation est « non négociable ». Catherine relit. Puis recommence. Et sent monter une bouffée de panique.

Doit-elle déménager ? Accepter ? Riposter ? Elle ouvre son ordinateur et constate, en quelques recherches, qu’au Québec, les choses sont peut-être moins simples que ce que la lettre laisse entendre.

Le délai de 30 jours pour répondre

Au Québec, lorsqu’un propriétaire envoie un avis de modification du bail (qui inclut une augmentation de loyer), le locataire dispose généralement de 30 jours, à compter de la réception de l’avis, pour répondre. Trois options s’offrent à lui : accepter l’augmentation, refuser l’augmentation tout en restant dans le logement, ou refuser et quitter à la fin du bail.

Le détail qui surprend souvent : refuser une augmentation ne signifie pas être expulsé. Si le locataire répond par écrit dans le délai prévu qu’il refuse la modification mais souhaite renouveler son bail, le propriétaire doit alors, s’il maintient sa demande, déposer un recours devant le Tribunal administratif du logement (TAL) pour faire fixer le loyer.

Le rôle du TAL

Le Tribunal administratif du logement examine ensuite la situation à la lumière de critères précis : taxes municipales et scolaires, primes d’assurance, dépenses d’exploitation, travaux majeurs, revenus de l’immeuble. Il existe une méthode de calcul officielle qui encadre les ajustements. La hausse demandée ne s’applique donc pas automatiquement.

Dans bien des cas, l’augmentation finale autorisée est nettement inférieure à celle réclamée au départ. Dans d’autres, les parties s’entendent avant l’audience. L’important, c’est que le locataire ait répondu dans les délais. Sans réponse, le silence peut équivaloir à une acceptation tacite.

Préparer son dossier

Pour Catherine, refuser n’est pas un acte de défi. C’est une façon de demander que la hausse soit examinée selon les règles. Elle prépare une lettre claire, conserve une preuve d’envoi, garde une copie de son bail et de tous les avis reçus. Si la cause se rend au TAL, ces documents seront précieux.

Beaucoup de locataires hésitent à entamer cette démarche, par peur de représailles ou par manque d’information. Pourtant, le cadre légal québécois est conçu pour protéger la stabilité résidentielle et éviter les hausses arbitraires.

Points clés à retenir

  • Un avis de modification du bail (incluant une hausse de loyer) doit respecter les délais prévus par la loi.
  • Le ou la locataire dispose généralement de 30 jours, à compter de la réception, pour répondre par écrit.
  • Refuser la hausse n’oblige pas à quitter le logement : le locataire peut rester et faire fixer le loyer par le TAL.
  • L’absence de réponse dans le délai peut être interprétée comme une acceptation tacite.
  • Le TAL fixe le loyer selon une méthode de calcul officielle (taxes, assurances, dépenses, revenus de l’immeuble).

L’accompagnement Neolegal en droit du logement

Le service en droit du logement de Neolegal accompagne les locataires (et les propriétaires) à toutes les étapes : analyse du bail, rédaction de la réponse au propriétaire, et préparation du dossier pour le TAL. Un coût fixe, un avocat dédié, un calendrier clair, pour éviter que la peur du processus ne devienne, à elle seule, une raison de céder.

Pour Catherine, savoir qu’elle pouvait refuser sans déménager a changé sa lecture de la lettre reçue en février. Elle n’a pas encore obtenu de décision, mais elle a retrouvé une chose précieuse : la possibilité de répondre, plutôt que de simplement subir.


FAQ

Quel est le délai pour refuser une hausse de loyer au Québec ? Le ou la locataire dispose généralement de 30 jours, à compter de la réception de l’avis de modification du bail, pour répondre par écrit au propriétaire.

Un locataire peut-il refuser une hausse de loyer et rester dans son logement ? Oui. Au Québec, un locataire qui refuse une modification mais souhaite renouveler son bail peut le faire par écrit dans le délai prévu. Si le propriétaire maintient sa demande, il doit s’adresser au TAL.

Qu’est-ce que le Tribunal administratif du logement (TAL) ? C’est le tribunal québécois qui tranche les litiges entre locataires et propriétaires. Il applique notamment une méthode de calcul officielle pour fixer les hausses de loyer contestées.

Quels critères le TAL utilise-t-il pour fixer le loyer ? Le tribunal considère plusieurs facteurs, dont les taxes municipales et scolaires, les primes d’assurance, les dépenses d’exploitation, les travaux majeurs et les revenus de l’immeuble.

Que se passe-t-il si le locataire ne répond pas à l’avis ? L’absence de réponse dans le délai prévu peut être interprétée comme une acceptation tacite de la modification proposée.

Faut-il un avocat pour se présenter au TAL ? Non. Les locataires peuvent se représenter eux-mêmes. Plusieurs choisissent toutefois de se faire accompagner pour préparer leur dossier ou être représentés à l’audience.

Quel est le délai pour qu’un propriétaire envoie un avis de hausse ? Pour un bail d’une durée d’un an ou plus, l’avis doit généralement être donné entre 3 et 6 mois avant la fin du bail. D’autres règles s’appliquent aux baux plus courts ou à durée indéterminée.

Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Les délais, les recours et les calculs varient selon les circonstances ; pour une analyse adaptée à votre dossier, consultez un avocat membre du Barreau du Québec.

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Mise en demeure et chantier qui s’éternise : l’histoire de Hugo et Émilie

La mise en demeure est une lettre formelle adressée à une personne ou à une entreprise pour lui demander d’exécuter une obligation (par exemple, terminer des travaux, rembourser une somme…

La mise en demeure est une lettre formelle adressée à une personne ou à une entreprise pour lui demander d’exécuter une obligation (par exemple, terminer des travaux, rembourser une somme ou livrer un bien) dans un délai raisonnable. Au Québec, elle est souvent un préalable utile, et parfois requis, avant un recours judiciaire. Bien rédigée, elle débloque fréquemment le différend sans qu’il soit nécessaire d’aller plus loin.


Hugo et Émilie ont signé leur contrat de rénovation en juillet dernier. Un beau projet : transformer leur sous-sol humide en salle familiale, avec un coin lecture pour leur fille et un bureau pour le télétravail d’Émilie. L’entrepreneur, recommandé par un ami, leur promet la livraison « bien avant Noël ». Ils versent 40 % à la signature, comme convenu.

On est maintenant en mai. Les murs sont à moitié peinturés, le plancher n’a jamais été installé et l’éclairage ne fonctionne qu’à moitié. L’entrepreneur a cessé de répondre aux courriels il y a six semaines. Les appels téléphoniques tombent dans la boîte vocale. Hugo n’en peut plus de voir des outils traîner dans son salon, et Émilie commence à craindre que l’argent versé soit perdu pour de bon.

Ils se demandent par où commencer. Engager un autre entrepreneur ? Aller en cour ? Publier un avis sur les réseaux sociaux ? Tout ça paraît démesuré, ou trop incertain. C’est en parlant avec un voisin qu’ils entendent parler pour la première fois du concept de mise en demeure.

Qu’est-ce qu’une mise en demeure, au juste ?

La mise en demeure est une lettre formelle adressée à une personne ou à une entreprise pour lui demander d’exécuter une obligation dans un délai raisonnable. Cette obligation peut prendre plusieurs formes : terminer des travaux, rembourser un montant, livrer un bien ou cesser une pratique. La lettre joue plusieurs rôles à la fois. Elle constate officiellement le manquement, fixe un délai pour y remédier et prépare le terrain en vue d’une procédure judiciaire éventuelle.

Ce n’est pas une menace en l’air. Une mise en demeure bien rédigée précise les faits, les obligations contractuelles qui n’ont pas été respectées, la solution demandée et la date butoir. Beaucoup de différends se règlent à cette étape, tout simplement parce que la lettre montre que la personne lésée connaît ses droits et qu’elle est prête à aller plus loin si nécessaire.

Pourquoi sa rédaction compte

Une lettre mal rédigée peut affaiblir le dossier : trop vague, trop agressive, ou contenant des demandes mal fondées. À l’inverse, une mise en demeure préparée par un avocat permet d’éviter ces pièges, de citer les bons articles du Code civil du Québec et, surtout, de garder un ton ferme mais professionnel. Devant un tribunal, le sérieux et la clarté de la mise en demeure peuvent influencer la suite des choses.

Pour Hugo et Émilie, cette étape leur permet aussi de mettre noir sur blanc tout ce qui s’est passé : les engagements pris, les sommes versées, les délais ratés. Une chronologie écrite, calmement, à un moment où l’émotion menace de prendre toute la place.

Comment envoyer une mise en demeure pour conserver une preuve ?

Au Québec, plusieurs modes d’envoi sont couramment utilisés pour pouvoir prouver l’expédition et la réception : le courrier recommandé avec accusé de réception, la signification par huissier de justice, et certaines plateformes de courriel certifié reconnues. Le choix dépend souvent de l’urgence, du montant en jeu et de la suite envisagée.

Points clés à retenir

  • La mise en demeure n’est pas une simple menace : c’est un document qui constate un manquement, fixe un délai et prépare la suite.
  • Elle peut viser plusieurs situations : travaux non terminés, services non rendus, dette impayée, bien non livré, et autres.
  • Dans plusieurs cas, le Code civil du Québec prévoit qu’une mise en demeure est requise avant l’exercice d’un recours.
  • Une rédaction par un avocat permet de citer les bonnes dispositions et d’éviter les pièges de forme.
  • Une preuve d’envoi (courrier recommandé, huissier, courriel certifié) est généralement recommandée.

Le service de mise en demeure de Neolegal

Chez Neolegal, la rédaction d’une mise en demeure est l’un des services les plus demandés par les particuliers. Un avocat analyse votre situation, rédige une lettre adaptée à votre dossier et l’envoie en votre nom, souvent en quelques jours, à un coût fixe annoncé d’avance. Que ce soit pour un chantier inachevé, un appareil défectueux, un service jamais rendu ou une dette impayée, l’objectif reste le même : transformer une impasse en mouvement.

Pour Hugo et Émilie, recevoir le suivi de leur mise en demeure n’a pas effacé les mois de frustration. Mais cela leur a redonné un sentiment qu’ils avaient perdu : celui d’avoir une démarche claire, calme et professionnelle à opposer au silence de leur entrepreneur.


FAQ

Qu’est-ce qu’une mise en demeure au Québec ? Il s’agit d’une lettre formelle qui demande à une personne ou à une entreprise d’exécuter une obligation dans un délai raisonnable. Elle peut viser, par exemple, la livraison d’un bien, le remboursement d’une somme ou l’achèvement de travaux.

Une mise en demeure est-elle obligatoire avant d’aller en cour au Québec ? Dans plusieurs situations, le Code civil du Québec prévoit qu’une mise en demeure est requise avant qu’un recours soit exercé. Dans d’autres cas, elle reste fortement recommandée pour démontrer la bonne foi et établir une chronologie claire.

Combien de temps faut-il donner dans une mise en demeure ? Le délai doit être « raisonnable », ce qui varie selon la nature de l’obligation et l’urgence. Dans le cas de travaux ou d’un remboursement, on observe souvent des délais de 10 à 30 jours.

Quelles informations doit contenir une mise en demeure ? On y retrouve généralement l’identité des parties, les faits, les obligations qui n’ont pas été respectées, la solution demandée, le délai accordé et l’avertissement qu’à défaut, des recours pourront être envisagés.

Comment envoyer une mise en demeure pour qu’une preuve soit conservée ? Les modes les plus courants sont le courrier recommandé avec accusé de réception, la signification par huissier de justice et certaines plateformes de courriel certifié reconnues. L’objectif est de pouvoir prouver à la fois l’envoi et la réception.

Combien coûte une mise en demeure préparée par un avocat ? Le coût varie selon la complexité du dossier. Plusieurs cabinets, dont Neolegal, offrent ce service à un forfait fixe annoncé d’avance.

Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Chaque situation a ses particularités ; pour une analyse adaptée à votre dossier, consultez un avocat membre du Barreau du Québec.

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En reprenant le volant

Je venais d’acheter la voiture, et au départ, tout semblait normal. Les premiers trajets se sont faits sans que rien ne m’interpelle. On s’habitue vite à un nouveau véhicule, à…

Je venais d’acheter la voiture, et au départ, tout semblait normal. Les premiers trajets se sont faits sans que rien ne m’interpelle. On s’habitue vite à un nouveau véhicule, à sa conduite, à ses bruits, à ses petites particularités.

Puis, avec le temps, certains détails ont commencé à attirer mon attention. Un bruit inhabituel, une sensation différente au volant, des éléments qui ne correspondaient pas tout à fait à ce que j’avais compris au moment de l’achat.

Sur le coup, je me suis demandé si c’était simplement de l’usure normale ou quelque chose qui aurait dû être mentionné avant la vente. La question n’était pas urgente, mais elle revenait.

Je me suis rendu compte que je ne savais pas vraiment où se situait la limite entre ce qui est attendu lorsqu’on achète un véhicule d’occasion et ce qui aurait dû être signalé.

Ce type de situation peut soulever une question simple : que se passe-t-il lorsqu’un véhicule acheté d’occasion ne correspond pas à ce qui avait été présenté?

Selon les circonstances, plusieurs éléments peuvent entrer en jeu, notamment les informations transmises lors de la vente, les déclarations faites sur l’état du véhicule, les documents remis et les échanges entre les parties.

Ce n’est pas toujours évident de savoir si ce qu’on découvre après coup relève de l’usure normale ou d’un élément qui aurait dû être porté à l’attention de l’acheteur.

Revenir à ce qui avait été dit ou fourni au moment de l’achat peut parfois aider à mieux comprendre la situation.

Dans certains cas, obtenir des informations juridiques peut aussi permettre d’y voir plus clair.

Cette situation vous parle, à vous ou à un proche ? Nous sommes là pour vous accompagner.

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Mon chien n’avait jamais mordu.

Au parc, il court souvent vers les gens. Il est curieux. Amical. Rien d’inquiétant. Puis un jour, quelqu’un s’est approché trop vite. Tout s’est passé en quelques secondes. Un mouvement…

Au parc, il court souvent vers les gens. Il est curieux. Amical. Rien d’inquiétant.

Puis un jour, quelqu’un s’est approché trop vite.

Tout s’est passé en quelques secondes. Un mouvement brusque. Un geste pour l’écarter. Et soudain, quelqu’un disait s’être fait mordre.

Sur le moment, je n’ai pas trop compris ce qui venait de se produire. Mon chien n’avait jamais montré de comportement agressif.

Mais plus tard, la question est revenue : est-ce que je pouvais être tenu responsable ?

Au Québec, la responsabilité liée aux animaux est prévue par le Code civil. En principe, le gardien d’un animal peut être tenu responsable du préjudice causé par celui-ci, même si l’animal n’avait jamais présenté de comportement agressif auparavant.

Autrement dit, le fait qu’un chien n’ait jamais mordu ne suffit pas nécessairement à exclure la responsabilité.

Chaque situation dépend toutefois des circonstances : ce qui s’est produit au moment de l’incident, le comportement de l’animal, et les gestes des personnes impliquées.

Avant qu’une situation ne devienne un véritable litige, il peut être utile de clarifier les faits et les responsabilités.

Parfois, une simple discussion suffit. Dans d’autres cas, des démarches plus formelles peuvent être nécessaires.

Je pensais que c’était un incident mineur. Mais même un moment de quelques secondes peut soulever des questions juridiques.

Que dit la loi lorsqu’un chien mord quelqu’un au Québec ?

Au Québec, le gardien d’un animal peut être tenu responsable du préjudice causé par celui-ci, même si l’animal n’avait jamais mordu auparavant. La responsabilité dépend toutefois des circonstances précises de l’incident et des éléments de preuve disponibles.

En pratique :

Au Québec, le gardien d’un animal peut être tenu responsable des dommages causés par celui-ci. Même si l’animal n’a jamais mordu auparavant, la responsabilité peut être engagée selon les circonstances de l’incident.

Cette situation vous parle, à vous ou à un proche ? Nous sommes là pour vous accompagner.

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J’ai annulé l’abonnement. Pourtant, les prélèvements continuent.

C’était simple, en théorie. Un bouton dans mon compte. Une confirmation à l’écran. Même un message du service à la clientèle : la demande avait bien été reçue. Pourtant, les…

C’était simple, en théorie. Un bouton dans mon compte. Une confirmation à l’écran. Même un message du service à la clientèle : la demande avait bien été reçue.

Pourtant, les prélèvements continuaient.

Au début, je me suis dit que c’était un délai administratif. Peut-être un cycle de facturation déjà enclenché. J’ai attendu.

Puis un autre paiement est passé.

Les échanges avec le service à la clientèle ont repris. On m’assurait que tout était réglé. Mais sur mon relevé bancaire, les montants apparaissaient encore.

À un certain point, la question devient simple : est-ce qu’une entreprise peut continuer à facturer après l’annulation d’un abonnement ?

Au Québec, les abonnements et services récurrents sont encadrés par les règles de protection du consommateur. Une entreprise ne peut généralement pas continuer à facturer un consommateur une fois l’abonnement résilié, sauf si certaines modalités prévues au contrat s’appliquent.

Dans plusieurs situations, les paiements effectués après une annulation peuvent être contestés. Les détails comptent : la façon dont l’annulation a été faite, les confirmations reçues, et les communications échangées.

Avant qu’une situation ne s’envenime, il existe souvent une première étape formelle : la mise en demeure. Elle permet de demander officiellement l’arrêt des prélèvements et le remboursement des montants facturés après l’annulation.

Dans bien des cas, cette démarche suffit à régler la situation.

Mais lorsqu’elle ne suffit pas, d’autres recours peuvent être envisagés.

J’aurais préféré que ce soit simple. Mais parfois, même un abonnement annulé peut soulever plus de questions qu’on ne l’imagine.

Une entreprise peut-elle continuer à prélever des paiements après l’annulation d’un abonnement ? Au Québec, les abonnements et services récurrents sont encadrés par les règles de protection du consommateur. Une entreprise ne peut généralement pas continuer à facturer un consommateur une fois l’abonnement résilié, sauf si certaines modalités prévues au contrat s’appliquent. Les confirmations d’annulation et les communications échangées peuvent aider à démontrer qu’une résiliation a bien été effectuée.

En pratique :

Au Québec, un consommateur peut contester des prélèvements effectués après l’annulation d’un abonnement. Les confirmations d’annulation, les courriels et les relevés bancaires peuvent servir de preuve. Une mise en demeure permet souvent de demander officiellement l’arrêt des paiements et le remboursement des montants perçus.

Cette situation vous parle, à vous ou à un proche ? Nous sommes là pour vous accompagner.

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Je pensais qu’il me rembourserait.

On avait réservé un voyage entre amis. Pour simplifier les choses, j’ai avancé le dépôt. “Tu me rembourseras après.” C’était plus simple comme ça. Puis les plans ont changé.Le voyage…

On avait réservé un voyage entre amis.

Pour simplifier les choses, j’ai avancé le dépôt. “Tu me rembourseras après.” C’était plus simple comme ça. Puis les plans ont changé.
Le voyage a été annulé. Les conversations ont ralenti. Les messages sont devenus plus courts.
Et le remboursement, lui, ne venait pas.

Au début, je n’ai rien dit.

Ce n’était pas un contrat. Ce n’était qu’un virement. Quelques textos. Une entente entre amis.

Je pensais qu’il me rembourserait. Plus le temps passait, plus la question devenait inconfortable : est-ce qu’un prêt entre amis est vraiment un prêt aux yeux de la loi ?

Au Québec, un prêt d’argent n’a pas besoin d’être écrit pour exister. Un transfert bancaire et des échanges écrits peuvent constituer des éléments de preuve qu’une somme a été avancée avec l’intention d’être remboursée.

L’absence de document ne fait pas disparaître l’obligation. Elle rend simplement la preuve plus délicate. Tout repose alors sur les détails : ce qui a été dit, ce qui a été écrit, ce qui peut être démontré. Avant qu’un malaise ne devienne un litige, il existe une étape formelle : la mise en demeure. Non pas pour rompre l’amitié. Mais pour clarifier les faits. Elle fixe le montant, la date, le délai. Elle transforme une conversation floue en demande précise.

Si rien ne bouge ensuite, un recours aux petites créances peut être envisagé, selon la situation.
J’aurais préféré que ce soit simple. Mais même entre amis, certaines règles s’appliquent. Et un virement peut avoir plus de portée qu’on ne le pense.

En pratique :
Un prêt entre amis peut être réclamé même sans contrat écrit, à condition de pouvoir en démontrer l’existence. Les virements bancaires et les échanges de messages peuvent servir de preuve. Une mise en demeure permet souvent de formaliser la demande avant d’envisager un recours aux petites créances au Québec.

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