Je me suis dit que c’était un oubli.
Puis le deuxième non plus. Cette fois-là, j’ai relu le jugement. Le montant était clair. La date aussi. Rien n’était ambigu.
Je ne voulais pas en faire un conflit. On venait à peine de stabiliser la situation. Les enfants semblaient bien. Je ne voulais pas replonger dans les tensions. Alors j’ai envoyé un message. Puis un autre.
Les réponses étaient brèves. “Je vais m’en occuper.” “Ça s’en vient.” Les semaines ont passé.
Pendant ce temps, les frais de garderie continuaient. Les activités. Les chaussures devenues trop petites. Les dépenses liées aux enfants, elles, n’attendent pas les transferts bancaires.
À un certain point, ce n’est plus une question de patience.
C’est une question d’exécution d’un jugement de pension alimentaire. Une pension impayée ne repose pas uniquement sur la bonne volonté. Lorsqu’un jugement existe, il prévoit une obligation claire. Et des mécanismes existent pour en assurer le respect.
Ce n’est pas une menace. Ce n’est pas une revanche. C’est une façon de rétablir ce qui a déjà été décidé.
Les retards répétés deviennent des arrérages. Les arrérages deviennent une instabilité.
Et quand il s’agit d’enfants, l’instabilité a un poids concret. Je ne voulais pas créer un conflit.
Mais à un certain point, il ne s’agit plus de discuter. Il s’agit de faire exécuter ce qui existe déjà.

En pratique : Lorsqu’une pension alimentaire n’est pas payée, Revenu Québec assure généralement la perception automatique des sommes prévues au jugement. Mais certains cas nécessitent un accompagnement juridique : retards répétés, versements incomplets, ou règles de perception contestées.

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